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Bonjour, Bienvenue dans cette vidéo des 10 Min du Collège qui porteront ce jour sur l'évaluation des patients atteints de cancer, et notamment comment prendre en charge et prévenir la dysfonction ventriculaire gauche. Vous le savez, il y a eu quasiment il y a un an la publication des recommandations de l'E SC.

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Qui ont le mérite maintenant de cadrer et de préciser la prise en charge de ces patients atteints de cancer, notamment lorsqu'ils sont exposés à des chimiothérapies cardiotoxiques. Il y a schématiquement 7 grandes classes de chimiothérapie potentiellement cardiotoxique qui peuvent entraîner une dysfonction systémique du ventricule gauche asymptomatique et ou des symptômes d'insuffisance cardiaque. Donc l'objectif des cardiologues, quel que soit leur lieu d'exercice, en ville, à l'hôpital ou en clinique.

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Lorsqu'ils sont confrontés à ces patients et de proposer une prise en charge et une prévention de cette cardiotoxicité, les recommandations de l'E SC proposent d'évaluer le risque de cardiotoxicité basé sur un score qui va intégrer des paramètres cliniques et biologiques et écocardiographiques essentiellement la mesure de la fraction d'éjection du ventricule gauche qui est le score HFA icos qu'il faut évaluer avant l'introduction de la chimiothérapie.

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Ces paramètres sont assez simples à relever en pratique quotidienne, c'est schématiquement les antécédents cardiovasculaires, les symptômes du patient, le niveau des biomarqueurs cardiaques BNPNT pro BNP throponine, la mesure de la fraction d'éjection du ventricule gauche. Et surtout, ce qui est très important c'est de relever les paramètres du projet oncologique. Est ce qu'il va y avoir de la radiothérapie, une chimiothérapie par Anthracycline, par anti HER 2 ou leur combinaison.

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Une fois que vous avez quantifié et relevé ces paramètres, vous allez classifier votre patient en 3 de niveaux de risque différents. Est ce que votre patient est à faible risque de cardiotoxicité à risque moyen ou à haut risque ou très haut risque ? Schématiquement, plus le patient a de marqueurs de risques, plus il y a de chances de développer une cardiotoxicité sous la chimiothérapie administrée pour le projet oncologique.

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Alors ce travail est un peu fastidieux en pratique quotidienne, vous avez une recommandation et dans les recommandations de laisser qui vous permettre d'évaluer. Et vous avez surtout une application que vous pouvez télécharger sur votre smartphone qui vous permettra d'évaluer beaucoup plus facilement ce niveau de risque. Une fois que vous avez évalué ce niveau de risque passé par un mètre soit relevé en clinique, soit par l'application, vous allez en déduire dans un premier temps le rythme de suivi en clinique, parce qu'évidemment l'imagerie.

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Ne doit pas être utilisé seul. Il y a une surveillance clinique qu'il faut proposer à ces patients. Et là, schématiquement, vous avez des patients qui sont à très faible risque de cardiotoxicité et pour lequel le suivi va être uniquement réalisé par l'ONCOLOGUE et le patient vous sera référé s'il développe des symptômes. Et puis à l'autre extrémité du spectre, les patients qui sont à très haut risque de cardiotoxicité encore une fois par ce score HFA ikos.

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Bon, vous vous êtes référés avant même l'administration de la chimiothérapie pour discuter le bénéfice risque de la chimiothérapie et discuter avec l'oncologue d'éventuelles stratégies de Cardioprotection Cardiologique ou bien de modulation du projet oncologique. Donc première étape, une une évaluation clinique sur le scora FI cause, vous déduisez le rythme de surveillance et vous allez rentrer dans ce qui nous intéresse, le rythme de surveillance en imagerie.

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L'échographie cardiaque reste l'examen de première ligne. L'i RM n'est proposée que lorsque l'échographie cardiaque n'est pas réalisable et la scintigraphie lorsque ni l'échographie cardiaque ni l'i RM ne sont réalisables. Donc échographie cardiaque, le premier outil de d'évaluation et de stratification. Et vous avez schématiquement 2 outils que vous allez utiliser, la mesure de la fraction d'éjection du ventricule gauche en échographie bidimensionnelle ou tridimensionnelle, et le Strait Longitunel global. Vous connaissez déjà ces paramètres, quelques modulations par rapport aux Commandations précédentes.

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Ces recommandations proposent plutôt d'utiliser l'échographie 3D. Ce n'est pas sans poser quelques problèmes en pratique de ville ou hospitalière, où ça nécessite une certaine expertise. Donc l'échographie bidimensionnelle et la mesure de la fraction d'éjection du ventricule gauche.

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En échographie bidimensionnelle reste valable pour peu que vous ayez une méthodologie rigoureuse et que vous moyennez vos mesures. Et puis le strain Anginaire global que vous connaissez, qui nécessite là aussi quelques adaptations cliniques. Évidemment, une fois que vous avez ces paramètres, vous avez mesuré ces paramètres. Il y a 2 seuils d'alarme pour vos patients, une altération du stress longituel global de plus de 15% ou une altération de la FEVG de plus de 10 points avec une FEVG à 50% sont les seuils d'alarme.

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Donc vous allez suivre votre patient et schématiquement pour les patients, comment vous avez les les suivre ? Pour les patients sous antracycling y a 2 messages essentiels, une intensification de la surveillance de ces patients pour les patients à très haut risque, vous allez devoir répéter les échographies cardiaques tous les 2 cycles et un allégement de la surveillance des patients classifiés à faible risque. On vous propose une échographie cardiaque avant la chimiothérapie, à la fin de la chimiothérapie et un an après. Donc voilà 2 messages qui sont un peu des modifications de la prise en charge.

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Pour les anti HER 2, pas de modification du rythme de suivi. C'est finalement une échographie cardiaque avant la chimiothérapie, tous les 3 mois jusqu'à la fin de la chimiothérapie et un an après le projet oncologique. Et pour l'immunothérapie ? Pas de place pour l'échographie cardiaque si ce n'est avant l'instauration de l'immunothérapie. Mais au-delà, pas de place pour la surveillance échocardiographique. Il y a un risque de myocardite qui n'est pas prévisible par l'échographie cardiaque. En conclusion.

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J'ai essayé de vous montrer les quelques modifications apportées par les recommandations ESC 2022. C'est essentiellement l'introduction du score HFI Coast qui va déterminer le rythme de suivi à la fois en clinique et en échographie cardiaque. Et les 2 messages essentiels pour moi, c'est la modification du rythme de suivi sous anthracipline et l'absence de modification du rythme de suivi pour les patients anti HER 2 et enfin pas de place pour l'échographie cardiaque pour les patients sous immunothérapie.

Tags

  • Risque Cardio-vasculaire
  • Insuffisance Cardiaque
  • Pathologie chronique

Découvrez avec le Dr Stéphane Ederhy l'évaluation des patients atteints de cancer au travers de :

  • la prise en charge et la prévention de la dysfonction du ventriculaire gauche
  • les recommandations de l'ESC 2022 sur cette prise en charge.

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